De Jorge Gonzalez et OlivierBras

Leo, Chilien de naissance, a grandi en Afrique du Sud où sa famille s’est exilée en 1970, suite à l’accession au pouvoir de Salvador Allende, synonyme selon ses parents de communisme et de chaos. Alors que le vieux Pinochet est hospitalisé en Angleterre et qu’il est autorisé à regagner le Chili, Leo décide de f aire lui aussi, avec sa compagne – journaliste française, le voyage vers ce pays natal qu’il ne connaît pas. Dans le sillage du vieux dictateur déchu, Léo se confronte au poids de son éducation, à la réalité d’une dictature qui a duré plusieurs décennies.

Nombreux sont les romans ou les films à avoir traité du coup d’état du 1973 qui voit s’installer dans la violence, la dictature du général Pinochet. Si cette BD sort du lot, c’est par le témoignage atypique de son narrateur conjugué à la force du dessin de Jorge González. ce témoignage ne saurait être aussi bien retranscrite dans sa fragilité, sa souffrances et ses hésitations, sans le dessin perturbant de Jorge González. Ce dessinateur argentin s’est fait maître de la retranscription des mémoires et l’introspection de leurs fragilités, souffrances et oublis.

En témoigne son superbe album Chère Patagonie, son reportage Les derniers jours d’Allende publié dans le premier numéro de laRevue Dessinée ou encore le texte Je t’embrasse Ruso sur son grand père, publié sur le site web de la Revue XXI .

Ils laissent place à l’intelligence du lecteur d’y trouver une signification, d’en comprendre la complexité illustrée, car à l’image du style graphique de Jorge González, la mémoire et les souvenirs sont ainsi faits…

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