La montée vers le grand nord 

Après 15 jours à Santiago, il faut bien qu’on parte un peu découvrir du pays. Notre objectif : aller au Pérou avant la saison des pluies.

Plusieurs choix s’offrent à nous : monter en un seul trajet jusqu’à Arica, ville chilienne a la frontière du Pérou  (plus de 20h de bus) ou faire des stops lors de cette grande  montée. Nous faisons le 2e choix et notre voyage nous emmène à Copiapo puis à Iquique.

Quelques jours à Copiapo

Le désert fleuri

Depuis quelques mois nous avions le rêve de voir le désert fleuri. Quelle ne fût pas notre déception quand fin août alors que nous étions encore en France nous voyons fleurir le désert d’Atacama . Pourtant, notre rêve allait pouvoir se réaliser. Lors d’une visite faite avec notre école d’espagnol, nous apprenions  qu’il était possible de voir ce fameux désert jusqu’à fin septembre. On pouvait l’admirer à l’ouest du désert d’Atacama, dans les villes les plus proches de l’océan. La seule indication que nous avions, sans vraiment de précisions, c’est qu’on pouvait le découvrir dans les environs de Copiapo.

Avant de continuer nos aventures, petit rappel sur le desertio florido (désert fleuri). Le désert d’Atacama est l’un des déserts les plus arides du monde. Tous les 5 ou 7 ans, plusieurs jours de précipitations abondantes ont lieu en mai et permettent cette floraison à partir du mois d’août. Il faut noter que la dernière grande floraison avait eu lieu en 2015. Le changement climatique passerait-il par là ?

Selon les médias chiliens, la floraison de cette année était d’une intensité encore jamais égalée. Ce fameux desertio florido est composé de 14 fleurs différentes avec chacune leur propre teinte, donnant l’impression au désert de s’être paré d’un tapis de fleurs multicolores. On n’est pas sur d’avoir vu 14 fleurs différentes mais on en a vu beaucoup.

Pour aller voir ce fameux desertio florido, nous prenons le bus de Santiago à Copiapo et nous allons voir sur place comment s’en approcher. Après une nuit dans le bus nous arrivons dans la ville encore endormie de Copiapo où nous allons directement poser nos sacs à dos à l’hôtel Cactus. En prenant notre petit déjeuner à notre auberge nous rencontrons 2 français, Jordan et Aline, qui auraient des indications pour aller le voir sans louer une voiture. Ils pensent y aller l’après midi et nous propose de les accompagner. C’est ainsi que nous sommes 4 français à partir prendre un bus direction Vallenar (au sud de Copiapo) où on demande au chauffeur de nous déposer au croisement de Totoral (informations que leur avait donné notre logeuse). Durant le trajet nous commençons à appercevoir depuis les vitres du bus ce magnifique champ de fleurs et ce n’est rien à côté de ce qui va nous attendre au croisement de Totoral. Nous vous laissons découvrir par vous même la  beauté du paysage qui nous laisse sans voix. Nous avons du mal à nous dire que nous sommes en plein désert.

Pour le retour à Copiapo on a fait comme les locaux, on s’est mis au bord de la route pour arrêter le prochain bus qui passe.

La Bahia Inglesia

Une des dames qui travaillait à notre auberge à Santiago venait de Copiapo et nous avait dit que si nous allions à Copiapo, il fallait absolument que nous allions à la Bahia Inglesia, la plus belle plage du pays selon elle.

Après notre découverte du desertio florido, nous partons le lendemain pour aller voir cette fameuse plage. Pour s’y rendre on a pris un bus local jusqu’à Caldera puis un collectivo jusqu’à la plage où nous allons passer la journée.

L’arrivée sur la plage est  juste incroyable. Tout d’abord car c’est la première fois que Thomas voit l’océan Pacifique et aussi car cette plage est entourée de désert. C’est un paysage que nous ne sommes pas du tout habitué à voir.

Nous avons ainsi passé une petite journée de farniente au bord de l’eau entre balade au bord de mer et baignade pour Thomas dans les eaux turquoises, tout cela sans touristes car nous sommes hors saison.

En route pour Iquique

Nous commençons à bien aimé la vue de l’océan et nous allons encore en profiter un peu lors de notre stop à Iquiqe. Pourquoi Iquique ? Parce que nous avons été invités par Marisol et son fils Samir. Mais qui sont-ils ? Nous les avons rencontrés à notre auberge à Santiago. Ils  étaient venus 15 jours à la capitale pour que Marisol passe des examens médicaux (rien de grave seulement les médecins sont meilleurs à Santiago qu’à Iquique). Nous avons donc passé 15 jours avec eux et nous nous sommes liés d’amitié malgré notre espagnol approximatif. Ils nous ont alors proposés de venir chez eux et c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à Iquique.

Bon à cause d’un petit manque d’organisation des deux garçons nous ne sommes pas allés dormir chez eux mais dans une super auberge de jeunesse pour surfeurs face à l’océan (le temps qu’on arrive a les joindre nous avions déjà reservé notre dortoir) Lise est ravie du lieu et elle a failli ne plus en partir. Malgrė ce petit contre-temps, nos deux amis nous ont invités les deux soirs de notre séjour à passer la soirée avec eux autour d’un « tomar once ». Nous nous sommes régalés grâce aux repas préparés par Marisol (empanadas, cazuela con carne) et grâce à nos nombreux échanges, nous avons pu apprendre beaucoup de choses autour de la vie au Chili, de la culture chilienne…

Quand nous ne sommes pas chez Marisol et Samir nous profitons de l’océan et de la ville. Nous nous baladons et admirons les nombreux surfeurs présents sur la plage de notre auberge.

Après c’est deux petits jours dans la ville des surfeurs il est temps de partir pour notre périple péruvien avec notamment le fameux passage de frontière.

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