Santiago #3 : La montagne ça nous gagne

À une heure de Santiago en bus et en marchant un peu, il existe un très beau parc national pour sortir un peu la tête de la pollution : el Parque Cordillera Aguas de Ramon.

Quinze jours de grande ville, c’est un petit peu beaucoup pour nous. Alors quand Sébastien, à l’hôtel, nous dit qu’on peut randonner dansun parc accessible très facilement du centre ville, on regarde et on y va !

Pour y aller, rien de plus simple. Au niveau de la station de métro Salvador (linea 1), nous avons pris le bus 412 en direction Avenida José Arrieta. C’était un samedi calme sur la route, du coup le chauffeur a envoyé et dans un vieux bus a accordéon ça secoue et surtout ça fait du bruit !

Une demi heure plus tard on s’arrête à l’arrêt Valenzuela Llanos / Principe de Gales.

L’ambiance du quartier de la Reina est bien différente du centre ville ! On est ici dans un quartier résidentiel de très haut standing : maisons d’architecte, trottoirs avec bordures en pelouse, voitures de sport, présence policière et surveillance très forte. À ce qu’on nous a dit, on est surement passé devant la maison de la présidente, mais cette fois ci, nous ne l’avons pas croisée.

Bref, pour arriver au parc, il faut remonter la rue Onofre Jarpa qui monte en ligne droite. Une fois en haut, vous êtes arrivé.

L’entrée du parc coûte $2 000 (2,65€). Un peu désarmant pour nous, le parc a aussi des horaires et il faut s’inscrire sur un des quatre circuits proposés :

  • El sandero canto del agua, un micro parcours d’un kilomètre au bord de l’eau.
  • El sandero ruta paleontologica, petite boucle de 3,7 km et 200m de dénivelé, qui permet de surplombe un peu la ville avant de redescendre le long de la rivière avec une tentative de parcours pédagogique.
  • El sandero los puemos (notre choix), 7km et 270m de dénivelé, suit le parcours précédent et permet de prolongé vers des cascades et une jolie mirador.
  • El sandero salto de apoquindo, 17 km et 800m de dénivelé (départ obligatoire avant 10h) qui mène au sommet éponyme à 1646m. Départ impératif avant 10h en été et 9h en hivers, compter $4 000 pour ce parcours.

Après avoir fait un peu la fête la veille et pour une première rando en terre inca, on part sur le sandero los puemos.

Celle-ci commence en montée dans un environnement rocailleux à la végétation basse parsemée de fleurs et de cactus, ça change de la Chartreuse ou du Vercors ! Le chemin s’élève progressivement au dessus de la rivière en contre bas. Aucune difficulté, le chemin est assez large et très balisé.

Après 15 jours à manger des empanadas et à prendre l’apéro à l’auberge, nos jambes sont contentes de se dégourdir un peu ! De loin on aperçoit Santiago, de plus en plus petit et de plus en plus caché par un nuage de pollution bien grisâtre avec un petit filet vert…

Arrivé à mi parcours, on traverse un pont et on se régale de la rivière et de ses cascades. Avant de partir pour la deuxième partie de la boucle, on dépasse le coin ombragé au bord de l’eau et on monte vers un point de vue . On aperçoit d’un côté la ville en contre bas, de l’autre les sommets enneigées de la cordillère des Andes. On redescend vers une cascade ou une ranger filtre les gens qui voudrait poursuivre vers la grande boucle alors que l’heure est dépassée. On voit d’ailleurs descendre plusieurs trailers et ça titille Thomas de les suivre.

Bon, en consolation, c’est chips, sandwich jambon fromage et pomme (pour la forme). On entame doucement notre retour sur un versant plus humide et ombragé. On est content de ne pas être parti trop tard car il fait très chaud (28°) et le versant du matin est maintenant en plein soleil.

La fin approche dans un petit zigzag de chemins parsemé d’une tentative de parcours pédagogique un peu confuse, entre dinosaure en carton pâté, vaches et mammouth en déchets plastiques.

Voilà, sans difficulté nous terminons cette petite rando qui fait du bien. Il est temps de retrouver le bus et de rentrer, car ce soir on est invité à un apéro chez Viviane, avec nos camarades brésiliens ! Trois jours de Fiestas Patrias nous attendent, avant de quitter Santiago pour le nord du Chili et le Pérou…

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