Cuzco #1 : Le nombril du monde

De la ville blanche et tranquille d’Arequipa à la capitale Inca de Cuzco, notre aventure prend de l’altitude…

La nuit, du désert à l’altiplano

D’Arequipa, le bus traverse la nuit désertique. Dans la pénombre on imagine le Titicaca et son immensité. Puis de nouveau le désert. Nos paupières lourdes se font bercer par le bus et la musique de nos écouteurs.

Au matin, nos yeux s’éveillent sur un nouveau monde. Des silhouettes dans l’ombre d’abord, puis l’aube lève les couleurs des arbres. Les premières forêts depuis des semaines. Ici la terre résonne différemment. Le soleil prend son élan et capture la rosée sur les flancs rouges des montagnes. L’humidité résiste puis la terre finit par laisser évaporer ce surplus de vie. Les cultures en terrasses quadrillent le paysage.

Ici, les maisons ont de vrais toits, la pluie n’est pas une curiosité anecdotique.

La route s’égraine en laissant passer des villages de plus en plus grand. Et enfin, Cuzco, le nombril du monde…

Explorer aux rythmes des danses

Malgré le tissu urbains qui entoure le cente historique, rentrer dans Cuzco est pour nous comme rentrer dans une citée mythique et légendaire. Le temps de poser nos sacs au Kurumi Hostel, qui sera notre camp de base pour les 15 prochains jours. Situé légèrement en hauteur du centre, la montée des petites rues pavées nous rapellera chaque jour, le souffle court, que la ville est perchée à 3000m d’altitude ! Nous partons explorer la ville pour prendre nos repaires et commençons à faire le tour des agences pour nos futurs excursions…

On venait a peine de sortir dans les rues pavées que retenti le rythme d’une fanfare… Dans la rue on voit passer des dizaine de groupes de danseurs et danseuses folkloriques, accompagnées de fanfares dans une ambiance festive et fervente. Fervente pour la procession de la Virgen del Rosario, que nous suivons durant plus de deux heures, traverse la ville ! Ce qui nous frappe et que nous verrons à de nombreuses reprises ici, c’est les nombreux symboles incas intégrés dans une fête chrétienne.

Après plus de deux heures à arpenter les petites rues jusqu’à revenir à la plaza de armas, que de couleurs et une première découverte unique de la capitale Inca !

La ville puma

Pour comprendre la ville, il faut revenir à la période préhispanique. Fondée a l’origine de l’ère Inca, comme centre névralgique du pouvoir impérial, rien n’est laissé au hasard. La ville originel a été construite en forme de Puma avec comme tête la forteresse de Sacsayhuamán et à la place du sexe le temple Qorikancha (enceinte de l’or). De la ville partent 4 routes principales, qui a l’image de l’empire Inca (Tawantin Suyu en Quechua) séparé en quatre parties : Chinchay Suyu (Nord), Qulla Suyu (Sud), Anti Suyu (Est) et Kunti Suyu (Ouest).

A leur arrivée, les espagnols construisirent leurs palais et églises sur les ruines Inca en réutilisant les pierres des bâtiments fraichement démolis. C’est ainsi que seuls les fondations restèrent, faites avec les pierres les plus lourdes, que les espagnols ne pouvaient transporter. Le génie Inca réapparaît à chaque tremblement de terre car quand les constructions espagnol et modernes tombent, celles incas, restent. C’est ainsi qu’on redécouvrit le temple d’Qorikancha en 1951. Le couvent Santo Domingo qui avait ete construite dessus ainsi que les maisons qui l’entouraient s’écroulèrent, dévoilant les pierres rectilignes des murs de l’ancien temple, toujours visibles depuis.

Se perdre… et manger !

Comme souvent, se perdre dans les rues de la ville permet d’en appréhender les dessous et secrets en laissant nos pieds déambuler au hasard. Mais à 3 200m d’altitude et avec des rues aux escaliers et pentes plutôt raides, il faut avoir le cœur bien accroché et l’estomac bien rempli !

C’est un peu comme cela que nous sommes arrivé dans le quartier bohème de San Blas et découvert son petit marché qui va devenir notre cantine. Car entre un menu végétarien copieux a 6 sol (1,50€) et un délicieux lomo saltado préparé sous nos yeux à 8 sol (2€) nous nous sommes régalé souvent. Ajouté à cela un litre de jus d’orange frais pour 4 sol (1€) et vous pouvait repartir à l’assaut de la ville et de ses nombreux musées et merveilles historiques !

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